[Review] Tenjin tome 1

Je vous l'avais annoncé à la fin de ma review de To Your Eternity, l'opération 48 heures de la BD m'a également permis de découvrir un autre manga : Tenjin, le dieu du ciel. Et sans plus tarder, nous allons nous attarder sur le premier tome de ce manga édité par Kana en France, scénarisé par Yoichi Komori et dessiné par Tasuku Sugie.

Tenjin raconte l'histoire de Riku Sakagami, un jeune adulte qui rêve de devenir pilote d'avion de combat comme son père et son oncle avant lui, dans le but de rencontrer le dieu du ciel, Tenjin (encore lui !). Il semble posséder un don pour le pilotage malgré ses résultats écrits calamiteux. A la base de Hôfu-Kita, Riku retrouvera d'anciens amis et y rencontrera de nouveaux camarades plus ou moins sympathiques.

 

Ce bref synopsis vous rappelle sûrement un tas d'autres manga à raison. Les différentes péripéties et les personnages sont assez typiques des shônens classiques. On retrouvera par exemple le rival paraissant froid et distant mais qui se révèle sympathique à l'égard du personnage principal, ou encore le camarade méprisant et a priori bien meilleur que le protagoniste mais qui va très vite se montrer incompétent et même indisposé pour le vol. La sempiternelle vague histoire d'amour entre le héros et son amie sera également au rendez-vous dans Tenjin. Heureusement, le classicisme qui pèse sur ce manga est quelque peu contre-balancé par l'originalité du thème qu'il aborde. En effet, l'aviation est un sujet très peu courant dans la bande dessinée, et d'autant plus dans les manga ! Yoichi Komori, le scénariste de celui-ci, avait déjà abordé un thème hors du commun avec son premier manga, Umizaru, l'ange des mers, qui suivait les péripéties d'un garde-côte. La précision apportées par les termes techniques et par les lieux où se déroulent l'action témoigne d'un profond respect évident des mangakas pour l'aviation et d'une volonté de le transmettre à travers leur œuvre.

Cet amour pour les avions finit même par produire une exagération autour d'eux. A l'instar d'un Prince du tennis qui rend complètement irréaliste un sport terre à terre, le protagoniste de Tenjin, Riku, dont l'unique objectif est de rencontrer la divinité qui règne sur le ciel, fantasme complètement les cieux au point de pouvoir prédire les mouvements des avions grâce aux vibrations de son siège et au vent. Même si ce côté surréaliste est relativement obligatoire pour rendre l'aviation palpitante pour le plus grand nombre, il faut admettre qu'il peut surprendre et même rebuter le lecteur. En bref, vous serez servis en termes techniques mais aussi en situations complètement inimaginables pour les besoins du schéma classique d'un shônen.

Le premier tome de Tenjin, le dieu du ciel est assez dense et nous donne à suivre plusieurs mois de l'apprentissage de Riku au sein de la base de Hôfu-Kita. Néanmoins, le manga s'attarde davantage sur les passages aériens et sur les motivations des personnages à devenir pilote que sur leur vie mondaine. Même si les personnages secondaires sont un peu développés par instants durant lesquels ils sont les vedettes, Riku et ses rêves restent au centre du récit. Cette focalisation explique la place cruciale qu'occupent le ciel et la formation de pilotes dans ce premier tome.

 

Tenjin, le dieu du ciel se présente dans ce premier tome comme un shônen classique mais efficace. Malgré un thème inhabituel, l'histoire raconté n'a rien de spécialement original. Les personnages sont typiques, autant le protagoniste que ses compagnons. On s'attache tout de même à ces personnages et les bases de la rivalité ambiguë entre Sakagami et Takaoka donnent envie de la voir se développer. Même s'il ne révolutionne rien, Tenjin reste une lecture agréable et vous permettra d'en découvrir un peu plus sur l'univers de l'aviation !

Cette review est terminée, j'espère qu'elle vous aura plu et même qu'elle vous aura peut-être donné envie de découvrir ce manga ! Si c'est le cas, n'hésitez pas et rendez-vous chez votre libraire ! Il y a fort à parier qu'il possède encore des tomes à 2€ estampillés 48 heures de la BD ! Sur ce, je vous laisse, et je vous dis à bientôt ! 😉

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