[Review] Vampirella #0 de Paul Cornell et Jimmy Broxton

Nous voilà déjà à la fin de cette semaine spéciale Vampirella, commencée avec la review du Master Series par Mark Millar & Mike Mayhew, puis par celui écrit par Grant Morrison & Mark Millar. Pour la terminer, nous allons nous intéresser au prologue de la dernière série Vampirella en date, le numéro #0 du comics Vampirella de 2017 édité par Dynamite. Elle est scénarisée par Paul Cornell (Doctor Who pour la BBC, Action Comics chez DC Comics, Wolverine pour Marvel) et dessinée par Jimmy Broxton (Batman : Knight and Squire, Sex & Violence). Les deux auteurs ont plusieurs fois collaborés ensemble, mais une couverture pour cette série a fait polémique. Et pour cause, cette couverture de Broxton, particulièrement transphobe, sous-couvert d'un "humour" douteux, a choqué les lecteurs, mais aussi l'éditeur Dynamite et Paul Cornell lui-même. Depuis, Cornell a annoncé qu'il ne travaillerait plus jamais avec ce dernier.

Mais bref, voyons ce que donne ce prologue à l'arc Forbidden Fruit.

Ce chapitre est donc un prologue au premier arc de la nouvelle série, on pourrait donc s'imaginer que sa mission principale serait de résumer au néophyte les grandes lignes du personnage de Vampirella. Et bien, PAS DU TOUT. Au contraire, Cornell choisit de rester très mystérieux et ce, même les dernières pages du chapitre atteintes. Le lecteur se retrouve comme les personnages qui lui sont présentés : Perdu et désorienté.

Le lieu où prend place le récit reste flou ; il semble que les protagonistes se trouvent sur Terre, mais une planète Terre différente de celle qu'a connue Vampirella. Entre modernité technologique et forte vibe vestimentaire disco des années 70, renforcée par les "pensées" presque rêvées de Vampirella en bas de chaque page, il est impossible de deviner à quelle époque les personnages évoluent.

L'état dans lequel les explorateurs retrouve Vampirella soulève lui aussi tout un tas de questions auxquelles l'issue ne répond pas. Sa fonction est clairement, non pas de permettre aux lecteurs d'être au point avec la continuité du personnage, mais de lui proposer une histoire intrigante pour lui donner envie de lire la suite. Et elle me paraît remplie. En effet, la rétention d'informations opérée dans ce numéro zéro est telle que le lecteur ne peut que se retrouver frustré une fois achevé, et souhaite à coup sûr en savoir davantage.

Le dessin et la colorisation de Broxton accentuent à la fois l'ambiance rétro qui se dégage à la surface, puis le mystère planant dans le tombeau sous terre.

La renaissance, au sens figuré comme au sens littéral, de Vampirella promet une série mystérieuse, énigmatique. Le peu d'informations fournies par ce prologue donnent tout de même envie de s'intéresser à la suite de l'histoire imaginée par Paul Cornell. La partie graphique est satisfaisante, et permet de se plonger davantage dans ce récit. Seul, ce chapitre n'a finalement pas beaucoup d'intérêt, si ce n'est vous faire languir pour découvrir la suite, mais à 25 centimes, on passera outre ce procédé aguicheur et on ne boudera pas notre plaisir à lire cette sympathique introduction à la nouvelle série Vampirella.

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